vendredi 24 septembre 2010

Romeurope s’inscrit ouvertement dans l’ouverture sarkozyste

« Y a-t-il un avenir pour les Rroms en France ? » - telle est la question que les jeunes sarkozystes posent et à laquelle Romeurope a accepté de répondre dans le cadre d’un « grand débat » lundi prochain, 27 septembre, à Epinay sur Seine.


Nous savions Romeurope, cette association qui n’est ni rrom, ni européenne, capable de beaucoup de choses. Cependant, on ne la soupçonnait pas jusqu’ici capable d’un tel degré de trahison de ceux dont elle usurpe le nom et qu’elle prétend défendre.


Ce « débat », dont le titre même a de quoi faire froid au dos, intervient moins de 48 heures avant la décision de la Commission européenne d’ouvrir ou non une procédure d’infraction à l’égard de la France, en raison de la discrimination ethnique des Rroms. Déterminée à ouvrir une telle procédure, Mme. Reding, Commissaire européenne à la Justice, doit convaincre ses collègues de son bien fondé juridique. Cependant, des considérations d’ordre politique entrent toujours en ligne de compte dans ce genre de situations, surtout lorsqu’il est question de pays historiquement importants, comme la France.


Nul besoin donc d’être un spécialiste pour comprendre le but recherché par l’UMP avec ce débat: donner à l’Europe l’impression d’un dialogue avec les Rroms et/ou leurs représentants sur le point de savoir si les Rroms ont un avenir en France ou non, et si oui, lequel. Romeurope aussi donc, comprend ce but. Et elle y souscrit !


Pour quelles raisons le fait-elle ?


Romeurope est financée par la Fondation Abbé Pierre, qui se trouve par ailleurs impliquée dans la mise en place de centres à caractère plutôt pénitencier pour les Rroms en France. Ces centres, créés dans le cadre de Maitrises d’Œuvre Urbaine et Sociales (MOUS), sont appelés « villages d’insertion ». Par ailleurs, la Fondation Abbé Pierre montre depuis un certain nombre d’années une attention particulière à financer les salaires de ceux qui, dans diverses associations, sont chargés de s’occuper des Rroms et qui sont évidemment des personnes clés de l’association Romeurope.
C’est sans doute dans un souci d’expansion économique pour les diverses structures associatives et économiques dans le marché des « villages d’insertion » que se trouvent les raisons de cette alliance avec l’UMP. En effet, les MOUS sont des conventions dans lesquelles l’Etat (plus précisément les préfectures) sont parties.


Comme nous l’avons indiqué, Romeurope ne comporte plus de Rroms en son sein, ceci depuis 2005 et pour des raisons précises. Si sa nocivité pour les Rroms a été jusqu’ici la conséquence de sa passivité, l’association Romeurope est désormais ouvertement et activement nocive. Il s’agit ni plus ni moins que d’un acte de sabotage des associations qui cherchent à aider les institutions européennes à assumer leur rôle de garants des fondements de l’Union, notamment celui de la libre circulation.


Si le but de Romeurope était d’entrer dans l’histoire, il est atteint. C’est seule que Romeurope a choisi cette entrée là. Nous, Rroms, ne sommes pas concernés par cette honte et ne demandons à Romeurope qu’une seule chose : changer de nom pour le faire correspondre à ses actes. SarkEurope serait plus conforme.

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dimanche 12 septembre 2010

Création d'un fonds "Justice pour les Rroms"

APPEL AUX DONS

Pendant que les autorités françaises donnent à la répression des Rroms un caractère systémique et systématique,
Pendant qu’elles parlent de « démantèlements de camps illicites » pour désigner l’évacuation de lieux de vie pour des familles mises en situation de précarité juridique par ces mêmes autorités,
Pendant que par l’utilisation de ce vocabulaire choisi pour diaboliser, comme l’utilisation de sondages et de statistiques de criminalité bidonnés les autorités cherchent à dresser l’opinion publique contre les Rroms,
Pendant que des enfants rroms n’ont pu faire la rentrée en classe normalement cette année, parce qu’ils ont été expulsés avec leurs parents de leurs maisons,

LA VOIX DES RROMS souhaite créer un fonds pour la Justice

Ce fonds servira prioritairement à couvrir les frais de procédures judiciaires à engager contre ceux qui incitent à la haine, au racisme et à la discrimination. D’ores et déjà, nous envisageons une telle procédure contre le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des collectivités territoriales, qui dans une circulaire du 5 août dernier demande aux préfets l’évacuation de 300 campements illicites, « en priorité ceux des Roms ».

Au-delà des actions judiciaires à mener, le fonds constitué par vos dons servira plus largement à des actions pour une justice sociale, notamment des activités en direction des enfants rroms (ateliers de langue française, de cirque, d’arts plastiques etc.), mais aussi à l’organisation de rencontres afin de combattre les préjugés que diffuse une certaine presse et qui nourrissent les politiques racistes et répressives en France.

Vous pouvez nous envoyer vos chèques, libellés au nom de « La voix des Rroms », à l’adresse :

La voix des Rroms
50, rue des Tournelles
75003 PARIS

Ou bien faire un virement sur le compte de La voix des Rroms. (nous contacter pour les détails)



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Assimil – éditeur de méthodes de langues étrangères - rromani de poche

Beaucoup l'attendaient...
Il est désormais là: le guide de conversation en rromani, avec les mots et expressions les plus usuels, et avec les usages.


Assimil – éditeur de méthodes de langues étrangères - rromani de poche: "– Envoyé à l'aide de la barre d'outils Google"

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La langue rromani sur RFI

Dans la foule des informations sur les expulsions des Rroms, alors qu'en août 2010 il y en a eu finalement moins que sur les autres mois de la même année (faites un simple calcul sur les chiffres communiqués par le gouvernement), voici un entretien de Jeanne Gamonet avec RFI, sur tout à fait autre chose: la langue rromani. Ouf, enfin quelque chose que nous avons et dont nous sommes fiers, et pas une chose qu'on nous fait subir! Merci Jeanne!

"La danse des mots" (cliquez sur le lien pour écouter)


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vendredi 10 septembre 2010

Y a-t-il un psychiatre dans l’avion ?


Mythomanie, mégalomanie, complexe de supériorité et autisme, ce sont les mots qui résument la politique française à l’égard des Rroms :

Mythomanie 
Parce qu’il est désormais connu par tout le monde que les expulsions de Rroms roumains vers la Roumanie, pratique courante depuis des années, ne servent à rien si ce n’est à gaspiller de l’argent du contribuable. Pour la seule période janvier 2006 – décembre 2008, en tenant compte des sources gouvernementales et de l’évaluation des coûts d’une expulsion par le sénat, cette démagogie a couté près de 600.000.000 d’euros (détail ici : http://www.blogg.org/blog-44189-date-2009-01.html ), soit quasiment trois fois plus que le pactole que l’Etat remettra à Bernard Tapie.

Mégalomanie 
Parce que les représentants de l’Etat français font fi de toutes les condamnations par des autorités internationales : Conseil de l’Europe, Union européenne, Organisation des Nations Unies, le Vatican. Au lieu de se conformer aux règles internationales relatives aux droits de l’Homme et des libertés fondamentales, l’Etat français cherche à amortir au coup par coup les tensions que suscite son comportement irresponsable. Malheureusement, certaines de ces autorités internationales cèdent aux pressions françaises pour des raisons inavouées publiquement. 

Complexe de supériorité ...
... qui s’affiche clairement dans les relations entre la France et le Roumanie. Hélas, la position du gouvernement roumain se révèle mouvante devant une France qui réveille ses relents colonialistes. Un « nouveau plan d’inclusion sociale » en Roumanie ? Pour quoi faire ? De tels plans sont en place depuis des années en Roumanie et leur inefficacité tient en très grande partie à l’électoralisme aveugle des responsables locaux chargés de les mettre en œuvre, alors que l’électoralisme aveugle de l’Etat français pousse celui-ci à renforcer les discriminations inscrites dans la loi française depuis quasiment un siècle (l’institution d’un régime spécifique pour les Rroms de France date de 1912 et est toujours en vigueur).
Autisme 
Parce que, bien que concentrant sur son sol la plupart des ressources du savoir pouvant servir de base à de nouvelles politiques sur les Rroms, notamment dans le cadre des Etudes tsiganes et de la chaire de langue et de civilisation rromani à l’INALCO, la France reste sourde devant les propositions faites depuis des années. A titre d’exemple, on peut citer le projet d’un statut-cadre des Rroms dans l’Union européenne http://www.rroma-europa.eu, diffusé lors du premier Sommet européen sur les Rroms le 16 septembre 2008 à Bruxelles. Lors de ce sommet, la France s’était engagée à supprimer les discriminations prévues par sa loi à l’égard des Rroms. Encore un mensonge, et nous revenons à la mythomanie.

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