La web-TV de La voix des Rroms

samedi, janvier 29, 2011

A Tremblay, les Rroms expulsés saisissent la justice


Communiqué de presse

24 janvier 2011, au petit matin : 4ème expulsion de Rroms à grand renfort de police sur la commune de Tremblay-en-France. Sur ces quatre expulsions, notons que trois au moins ont eu lieu à la demande de Monsieur ASENSI, deux en sa qualité de président de la S.E.A.P.F.A (Syndicat d'Equipement et d'Aménagement des Pays de France et de l'Aulnoye, autrement dit le syndicat intercommunal chargé de la collecte des ordures et du recyclage), et, pour cette dernière expulsion, en sa qualité de Maire de la ville.

« Ça, c'est Tremblay! », comme le disent les grands placards publicitaires de la ville, voulant vanter le vivre-ensemble dans Tremblay-en-France. Nous en sommes loin, ou du moins, les Rroms - confondus par le Maire avec les gens du voyage - en sont totalement et définitivement exclus.
La demande d'expulsion de la Mairie - requête du 29 Novembre 2010 - a été suivie par le Tribunal de Grande Instance de Bobigny dans son Ordonnance du même jour. Cette décision a été rendue publique seulement le 20 Janvier 2011 au moyen de son affichage par la police à l'entrée du campement.

Cet affichage a provoqué le départ spontané de plusieurs familles, avant l'expulsion le 24 Janvier par les forces de l'ordre des familles qui étaient restées sur le campement. En période hivernale, il est donc possible de mettre à la rue, hors d'habitations déjà précaires des familles entières dont de nombreux enfants.

Cette expulsion soi-disant humanitaire augmente la précarité des personnes qui maintenant errent dans d'autres communes et/ou d'autres départements. Elle réduit à néant les liens établis, le suivi médical, entrainant des risques graves, entre autres pour une jeune femme enceinte sortie très récemment de l'hôpital, ainsi que pour les enfants qui étaient suivis par Médecins du Monde.

Elle empêche également toute scolarisation des enfants, tentative déjà bien mal engagée puisque l'ouverture d'une CLIN (Classe d'Intégration pour Non-francophones) annoncée début Décembre par l'Inspection Académique, était devenue « plus de moyen pour l'ouverture d'une CLIN » en Janvier. L'inscription de quinze enfants au Service Enseignement de la Mairie le 10 Janvier par sept mamans accompagnées d'une personne d'une Comité de Soutien aux Rroms, n'aurait été qu'une «préinscription », comptant donc pour du beurre...

Le manque de moyens de l'Education Nationale a, ici, bel et bien servi de prétexte à une interdiction de fait d'accès à l'Ecole pour ces enfants. Pourquoi pour les Rroms ? Est-ce ainsi pour d'autres populations ? Ces questions doivent être posées.

D'autres aussi doivent l'être :

Dénoncer l'insalubrité et les conditions d'hygiène est une chose, y remédier en est une autre. Ainsi pourquoi l'accès à l'eau n'a-t-il pas pu se mettre en place réellement ? Quid de l'accès à l'électricité ? De l'empierrement nécessaire du chemin d'accès et du terrain ? Etc.

Contrairement aux différentes annonces faites, la Mairie a semble-t-il laissé pourrir la situation.
Est-ce bien cela une politique de gauche ? Depuis quand une expulsion peut-elle être humanitaire sans qu'aucune solution ne soit proposée à toutes ces personnes et ce, malgré les multiples demandes et propositions du Comité de Soutien ?

Face à cela les Rroms ont engagé un recours contre l'Ordonnance d'expulsion, recours que bien évidemment nous accompagnons et soutenons. L'audience se tiendra au Tribunal de Grande Instance de Bobigny le 31 Janvier 2011 à 9h30.

A Tremblay-en-France,
le 28-01-2011,
Comité de Soutien aux Rroms Sevran-Tremblay-Villepinte.
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mercredi, janvier 26, 2011

Rroms, premier peuple européen

documentaire de Tania Rakhmanova


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jeudi, janvier 06, 2011

Appel à manifester contre la LOPPSI 2

Nous relayons ici un appel à manifester émanant de toute une série d'organisations:


LOPPSI 2 : ils soldent nos libertés !

Le projet de « loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure » (dite « LOPPSI 2 ») s’inscrit dans un contexte d’inégalités et de régressions sociales majeures. Fourre-tout législatif, sécuritaire et illisible, ce texte annonce un nouveau modèle de société. Populations pauvres et précarisées, jeunes, militants ou internautes sont spécialement visés, mais toute la population est concernée car  ce projet marque un recul général des libertés individuelles.
Répression des populations ciblées  :
Expulsion en 48h et sans  contrôle du juge de tous occupants  d’habitats hors norme (tente, cabane, caravane, yourte, mobile home, maison autoconstruites, bidonville, bus ou camion aménagé  …) sur terrain public ou privé, et destruction de leur habitat ; Contrôle accru sur les prestations sociales et obligation pour les travailleurs sociaux de faire de la délation ; vente à la sauvette et vente de métaux sont pénalisées ; expulsion immédiate des transports en commun …
Face aux difficultés sociales d’un nombre croissant de familles,  un « couvre-feu » pour les mineurs de 13 ans,  une extension du « contrat de responsabilité parentale », un renforcement du contrôle administratif des mineurs délinquants et une procédure proche de la comparution immédiate devant le tribunal pour enfants sont  prévus…
Fichage et vidéo surveillance généralisés : 
Les fichiers de police et de gendarmerie actuels, truffés d’erreurs, incontrôlables et, de fait, incontrôlés sont reconduits, étendus et interconnectés. Les personnes innocentées resteront fichées.
La LOPPSI 2 systématise l’espionnage de l’espace public : toutes les entreprises privées pourront installer des caméras aux abords de leurs établissements et les préfets le long des manifs ; la police pourra avoir accès en direct aux images captées par les caméras dans les hall et parties communes d’immeubles ; les images de vidéosurveillance publique  pourront être exploitées par des entreprises privées agréées par le Préfet ; dans certains cas, des logiciels de reconnaissance faciale automatique seront utilisés pour identifier les sujets...

Durcissement du droit pénal :
Confiscation automatique du véhicule ; peines-planchers de six mois à deux ans d’emprisonnement dès la 1ère infraction en cas de violence ; bracelet électronique sur décision administrative pour les sans-papiers ; pénalisation des chahuts lors de la réunion des instances électives ; nouvelles périodes de sûreté de 30 ans ; dispositions visant à augmenter le nombre de « doubles peines »...
Pouvoirs policiers accrus : 
Filtrage et censure de sites internet ; renforcement des pouvoirs de la police municipale; instauration d’un vague « Conseil national des activités privées de sécurité » qui entérine et annonce la privatisation croissante de la sécurité ; création d’une milice suplétive, dîte « réserve civile », de 200 000 gendarmes et policiers à la retraite, et étudiants, rémunérés...
La LOPPSI 2 est la 11e loi exclusivement répressive depuis 2002. Elle s’appuie sur le sentiment d’insécurité sociale qui s’étend à chaque remise en cause des droits sociaux pour tous. 
Cette loi nous prépare une société du contrôle, fondée sur la tension et la stigmatisation. Elle concrétise le fantasme de l’ennemi intérieur et assimile tout acte de contestation à une atteinte de l’Etat. Elle affaiblit la prévention et les garanties judiciaires. Examinée au Sénat à la mi-janvier, elle pourrait rentrer en application au printemps 2011.

Cette loi menace nos libertés et aggrave l’injustice sociale, elle doit être retirée ou abrogée !
Mobilisons nous partout : Si tu ne t’occupes pas de la LOPPSI 2, elle s’occupera de toi !
MANIFESTATIONS le 15 janvier

Nous appelons à manifester  samedi 15 janvier, partout en France, à organiser des actions de résistance, à constituer des collectifs contre la  LOPPSI 2 …

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