jeudi 14 juin 2012

Infractions financières

Nous sommes contre la délinquance, évidemment. Contre toute délinquance, d'où qu'elle vienne et qui qu'elle touche. Chaque acte délictueux doit être puni à la hauteur de sa gravité. Le problème est que la délinquance évolue elle-aussi, au point où mesurer la gravité de tel ou tel acte n'est pas à la portée de tout le monde. Par exemple, entre ces deux affaires, laquelle est la plus grave? Laquelle a pu vous léser le plus?

Affaire nr 1
Affaire nr 2
 

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1 commentaire:

Annie vallée a dit…

Les deux affaires on pour thème la Banque. La plus importante, celle qui a le plus de répercussions sur les échanges internationaux reste la moins ressentie au quotidien.
C'est ainsi que j'ai plusieurs faux billets dans un tiroir, sans compter ceux que j'ai rendu à la banque.
Les jours où j'ai accepté ces billets, je me suis ressentie comme une victime.
C'est la proximité de l'agression qui la rend terrible et le fait d'être visé personnellement.
Dans le quotidien, on sera beaucoup plus importuné par des insultes répétées par exemple, ou du harcèlement au travail, quelque soit ce harcèlement, que par les magouilles bancaires qui touchent tout le monde et même si c'est très grave. Je pense d'ailleurs que pour le peuple lambda, le pouvoir et la banque sont considérés comme maffieux par définition mais aussi peu atteignables.
Pour être vraiment touché par un acte de délinquance, il faut donc qu'il soit personnalisé et proche, et que l'on puisse y réagir. Car c'est la culpabilité que l'on développe pour ne pas y avoir répondu qui entraîne les plus dures conséquences pour notre psychisme. La délinquance de haut vol, on en parle, on en mesure l'importance, on en est navré mais elle nous échappe.