La fête de l'insurrection gitane le 16 mai 2010 à Saint-Denis a accueilli plus d'un millier de personnes.
(Un grand remerciement à Daniel Maunoury, pour la mise à disposition des photos)
(Un grand remerciement à Daniel Maunoury, pour la mise à disposition des photos)
Ce n'était évidemment pas un simple concert ou festival... Quel plaisir d'entendre Raymond Gurême, survivant des camps, témoigner! Sans larmes, sans plaintes, juste avec la force qui ne l'a pas abandonné à 85 ans. Ce fuyard qui s'est échappé à plusieurs reprises des camps, qui entrait régulièrement la nuit pour apporter de la nourriture à sa famille qui y restait, nous a dit: "il ne faut jamais baisser les bras!". Promis Raymond, on ne les baissera jamais!
Le gamin du camp d’internement
Ce qu'aucun homme n’a pu faire
Un gamin de quinze ans l’a montré
Que ça n’était pas une affaire
De se sauver tout étant enchaîné
C’était pour une bagatelle
Qu’ils l’avaient mis au cagibi
Que le soir il est parti
Parti de Linas Montléry
Les gendarmes se mirent à ses trousses
Mais ils n’ont pas pu le rattraper
Ils sont revenus tous bredouilles
Le chef avait l’air d’une andouille
Et si Dieu le veut bien
C’est pas aujourd’hui ni demain
Que nous reverrons notre franginAprès ça, a-t-on le droit de laisser tomber, de baisser les bras? Évidemment NON! Notre insurrection se poursuit Raymond, par la parole, par l'amour, par le sourire, par l'échange, par la fête! On ne permettra à personne de nous empêcher de vivre!
1 commentaires:
Najis ! Merci.
T'aven baxtale.
Sarah
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