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mardi 3 mai 2016

L'insurrection gitane revient en fête le 15 mai devant la Basilique de Saint-Denis

La voix des Rroms présente

Tirs au fusil & Pommes d'amour

FÊTE DE L'INSURRECTION GITANE 

SPECTACLE POLITIQUE VIVANT
sur le thème de l'exil

(Dimanche 15 Mai 2016-Parvis de la Basilique des Rois morts, Saint-Denis)
11h - 02h

"Révoltes de réfugiés, Femmes racisées, Art martial et culture populaire"

Programme complet sur le site dédié www.insurrection-gitane.com 

"L’État livre désormais une guerre à son contraire, la possibilité de l’humanité : la vie nue affranchie de tout contenu autre que l’acte de son insurrection."
Bande annonce


Cette année encore La voix des Rroms et ses amis célébreront en France et en Europe, le soulèvement, le 16 mai 1944, des femmes du « camp des familles tziganes » d’Auschwitz II-Birkenau, sous la forme d’un Spectacle Politique Vivant.
Suite aux efforts de La voix des Rroms auprès de ses partenaires, le 16 mai est devenu depuis mai 2015 l’International Rromani Resistance Day et simultanément des évènements auront lieu encore en 2016 dans de nombreuses villes d’Europe, dont Berlin, Vienne, Budapest, Skopje, Srebrenica, Prague etc... 

Tout particulièrement, l’événement continental portera le thème commun de l’EXIL avec la volonté de rassembler les hommes et les femmes que l’histoire contemporaine, les guerres de l’économie ont arraché à leur lieux familiers pour les exposer aux dangers des mers et des routes d’Europe : les “migrants”, “les réfugiés”. En exposant encore le spécifique exil rromani, cette fête politique et culturelle veut être avec les éclaireurs d’une ouverture de l’Europe pour l’accueil des victimes de ces guerres de l’économie. Grand manifeste contre le racisme structurel, la Fête de l’Insurrection Gitane veut aussi être un acte d’affirmation d’une nouvelle appartenance commune fondée sur la cohésion non hiérarchique de tous en tant que multiplicité résistante. L’identité rromani, multiple, dans son acte d’insurrection historique, et en tant que cible contemporaine parmi d’autres des violences nationales et gouvernementales en Europe, se propose comme paradigme de cette unité harmonieuse des différences dans un ensemble continental cohérent. 

C’est donc tout naturellement que cet acte qui veut participer d’un mouvement général de refondation de la citoyenneté doit prendre place pour la France à Saint-Denis, localité cosmopolite organisée, et donc objet métropolitain de la haine nationaliste, et précisément sur le parvis de la Basilique où sont les gisants des Rois et qui par ailleurs, est mentionné dans le Journal d’un bourgeois de Paris (1427) comme lieu l’apparition des Rroms dans le Royaume de France. Cette année encore, la fête, parodie d’une insurrection, sera aussi la parodie d’une foire, en hommage à la foire du Lendit, qui du haut Moyen-Âge à l’aube du monde industriel fût le motif d’un afflux dans les parages de Saint-Denis des peuples français et de toute l’Europe continentale.

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mardi 5 mai 2015

LE SOULÈVEMENT DE LA VIE NUE : FÊTE DE L’INSURRECTION GITANE

A l’occasion du « International Rromani Resistance Day », événement européen contre le racisme anti-rrom et pour l’émancipation populaire, La voix des Rroms présente la Fête de l’Insurrection Gitane, les 16 et 17 mai 2015, sur le parvis de la Basilique de Saint-Denis (93), du samedi 19h au dimanche 19h.

Le 16 mai 1944, les Rroms et les Sinté emprisonnés à Birkenau sont avertis par un agent de liaison polonais appartenant au réseau clandestin de résistance du camp, de l’imminence de leur liquidation. Ils se révoltent et parviennent à repousser l’instant de leur assassinat.

La voix des Rroms sensibilise le public à cet événement historique depuis 2010, avec l’intention de déplacer la mémoire de l’«Holocauste» : depuis la figure funèbre  de  la « victime éternelle » à l’affirmation joyeuse du combat universel contre l’injustice et la sauvagerie d’Etat.  Grâce à ce travail de sensibilisation, le 16 mai 2014 la commission Helsinki du gouvernement des Etats-Unis  célébrait «l’effort héroïque » de ces hommes et femmes insurgés. Le 16 mai 2015, le « International Rromani Resistance Day » sera célébré dans une dizaine de villes d’Europe.

Le développement de ce type de démarche est particulièrement important à notre époque : l’extrême droite progresse partout en Europe et le Front National est devenu le « premier parti de France », cette France dans laquelle l’ONU dénonce la « banalisation des discours de haine ». Cette France où le 2 juillet prochain le Premier Ministre comparaîtra devant la Cour d’appel de Paris pour « incitation à la haine raciale », cité par La voix des Rroms.  

Dans ce contexte, la Fête de l’Insurrection Gitane est un grand manifeste contre le racisme structurel, les discriminations, et un acte d’affirmation d’une nouvelle identité populaire fondée sur la cohésion non hiérarchique du peuple en tant que multiplicité résistante, et portée par les femmes. Ainsi, outre des concerts et danses « tziganes », des jeux forains pour les enfants, l’événement  comptera d’importants temps d’interventions  mobilisant  des personnalités autour de thèmes comme « génocide et colonialisme », ou « femmes et révolte des minorités».  Le programme complet est disponible sur : www.insurrection-gitane.com.  

Une recension de l’édition 2014 de la Fête de l'Insurrection Gitane

#RromaniResistance     #May16       

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mardi 13 mai 2014

Fête de l'insurrection gitane 17 & 18 mai 2014


*
TIR AU FUSIL  &  POMMES D’AMOUR

Images intégrées 1

SPECTACLE POLITIQUE VIVANT

Depuis Samedi 17 mai 21 h, 
(tribune de Franz Liszt l'orphelin & chants de Mandrino de la Zor)

jusque
 
Dimanche 18 mai 19h.
(Danses politiques, petits chevaux, débats populaires et barbes à papa)

Parvis de la Basilique des Rois, Saint-Denis (93)
(ligne 13 : Metro Saint-Denis Basilique,)


Images intégrées 2


A l’occasion de la célébration du 70ème anniversaire du soulèvement, le 16 mai 1944, du « camp des familles tziganes », d’Auschwitz II- Birkenau, Lavoix des Rroms vous invite à un Spectacle Politique Forain.  Il se tiendra là où  il est fait mention la première fois de la présence des « Tziganes » sur le territoire de France : le parvis de la basilique de Saint-Denis (93).  Au même moment dans plusieurs villes d’Europe sous l’impulsion de La voix des Rroms, les organisations rroms européennes mèneront des actions pour ce qui s’appelle désormais le «  Romani Resistance Day » #16May.


Images intégrées 3



Ce rassemblement est un acte vivant d’auto-affirmation et d’émancipation collective, dans un contexte français et européen d’amplification de la violence politique à l’endroit des communautés les plus marginalisées, dont les Rroms les plus pauvres ne sont que le point de concentration, et qui à terme détruira  la vie de tous ceux qui seront jetés en-dehors de la mise en rente du vivant. Ses instigateurs ont le rêve que le feu qu’il engendrera sera à la mesure inverse de l’injustice qui frappe depuis trop longtemps et sans rupture, avec au milieu les camps, l’ensemble des Rroms d’Europe,  et avec eux, ceux qui, des morts libérés, pourraient bien le devenir.


Images intégrées 4


SAMEDI 17 (21h)



Tribune politique de Franz Liszt l’Orphelin
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Tarné Spilari (Jazz manouche)

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O Baro Syntax (Rap Gitan)

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Mandrino de la Zor et les enfants perdus ( Joc Tzigane)

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DJ  set 

Images intégrées 5

DIMANCHE 18 (11H)

Raymond Gurême le forain et les petits chevaux héroïques
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Danses des enfants d’or
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Avava-Ovava
(le temps libéré par la formule)
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Eric Fassin & Roms & Riverains
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violon préparé

Menu complet et liste des invités : www.insurrection-gitane.com



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mardi 8 octobre 2013

La voix des Rroms alerte l'ONU

La Voix des Rroms a reçu le Représentant Régional pour l’Europe du Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU. Dans les prochains jours, elle entend saisir le Rapporteur Spécial de l’ONU pour les formes contemporaines du racisme, en lui demandant de faire un appel urgent envers la France.

Le  10 Septembre dernier, les membres de La Voix des Rroms, en partenariat avec le Réseau Européen des Organisations rroms, dit ERGO, recevait le Représentant Régional pour l’Europe du Haut Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU, M. Jan Jarab.

M. Jarab rencontrait également la veille le préfet Alain Regnier, (Délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement des personnes sans abri ou mal logés), ainsi que le Défenseur des Droits, M. Dominique Baudis, afin de mesurer les efforts entrepris par le gouvernement français en vue de « l’intégration » des Rroms migrants vivant en bidonville.

Le 9 septembre, la Haut Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Navanethem Pillay, a exprimé ses soucis concernant la politique des évacuations forcées dans son discours au Conseil des Droits de l’Homme à Genève. Elle a également évoqué les résultats du rapport du Défenseur des Droits sur la mise en œuvre de la circulaire du Gouvernement d’aout 2012 (concernant les évacuations forcées), invitant le Gouvernement de suivre les recommandations du Défenseur.

L‘équipe de La Voix des Rroms a ainsi conduit un jour durant M. Jarab vers plusieurs sites où l’association s’engage pour des Rroms migrants en région parisienne.


IVRY : le courage des solutions pratiques

Le premier site fut Ivry, dans le 94, ou l’association de travailleurs sociaux engagés et bénévoles R.A.C.E.D, partenaire de La Voix des Rroms, construit, contre vents et marées, et surtout contre l’adversité des autorités municipales et préfectorales, des solutions de vie pratiques et pragmatiques, avec un groupe de Rroms et non-Rroms migrants de Roumanie.  Il s’agit en effet là-bas d’un large terrain situé en arrière de la cité populaire Gagarine, où les militants bénévoles ont construit depuis plusieurs années un lien de fraternité avec l’ensemble des populations. Ainsi, auto-structuré par ses propres habitants avec l’assistance amicale des militants le site comprend des habitations auto-construites, un lieu de culte et une salle polyvalente à vocation culturelle. 

Les habitants de la rue Truillot à Ivry discutent avec Jan Jarab

Afin d’anticiper la possibilité d’une destruction prochaine par les autorités publiques de ce qui a été entrepris et construit, les hommes et femmes de RACED ont pris possession d’un immeuble inoccupé de la commune où vivent désormais Rroms et non-Rroms, Français et étrangers, adultes et enfants. Ici, les habitants, ainsi que les militants ont pu longuement échanger avec M. Jarab qui les a écoutés avec intérêt, en tirant de ces échanges des renseignements précis sur la réalité de la situation.

Les membres de lassociation R.A.C.E.D, partenaire de La voix des Rroms, expliquent à M. Jarab le fonctionnement de limmeuble occupé

Saint-Ouen : le « village d’exclusion »

Puis ce fût Saint-Ouen, et ce qu’il reste du pseudo « village d’insertion » de la Rue de Clichy. Là en pleine zone de friches, isolés de toute vie urbaine et sociale par des hectares de terrains vagues clôturés, et dans le voisinage de la plus grande usine d’incinération de déchets du département, des femmes, des hommes et des enfants ont décidé de rester dans les caravanes et bungalows, d’où la Municipalité leur avait donné l’ordre de partir, après qu’elle n’ait pas renouvelé le contrat qui la liait à l’entreprise d’insertion qui gérait de la vie des gens.
En effet après cinq ans de gestion grotesque, soumettant les hommes et les femmes à une réglementation qui ressemble à l’assignation à résidence ou au semi-internement, le gestionnaire, qui ne s’est pas vu renouveler les fonds, a mis la clef sous la porte, et les autorités entrepris d’obtenir de la justice qu’elle force les hommes et les femmes à quitter sur le champ leur semblant de maison pour retourner aux hasards de la rue.

Les membres des associations La voix des Rroms et Rromeurope ainsi que des habitants, décrivent à M. Jarab la situation au « village d’insertion »

Là, nos partenaires de l’association  RROMEUROPE, qui sont intervenus avec La voix des Rroms pour empêcher la lâche opération des décideurs, ont pu également s’entretenir avec M. Jarab.
Afin de forcer les hommes, les femmes et les enfants à quitter leur habitation, les autorités ont coupé l’électricité sur le site. Ainsi à l’entrée prochaine de l’hiver, ils sont sans chauffage ni lumière, ce qui inquiète particulièrement les mères quant à la santé et au suivi de la scolarité de leurs enfants.


Saint-Denis : le camp ADOMA du Fort de l’Est.

Les membres de la Voix des Rroms ont conduit M. Jarab ensuite au pseudo- « village d’insertion » du « Fort de l’Est » administré par l’ancienne SONACOTRA (Adoma) sur un site propriété du Ministère de la Défense situé sous les remparts du camp d’entraînement militaire dit Fort de l’Est à Saint-Denis.
Peu auparavant, ce site avait été visité, sous la conduite des gestionnaires eux-mêmes et des autorités locales, par M. Laszlo Andor, Commissaire Européen. Les membres de La Voix des Rroms ont contesté le rapport positif fait par M. Andor.
Là, le délégué régional pour l’Europe du Commissaire au Droits de l’Homme a pu vérifier par lui-même les descriptions faites par  La Voix des Rroms. Accompagné entre autres par un jeune membre de l’association résident du dit dispositif, M. Jarab s’en est vu refuser l’accès par les gardiens au prétexte que : « ici c’est chez Adoma », et que en vertu de sa réglementation autoritaire, nul autre que les « hébergés » n’était autorisé à pénétrer dans l’enceinte.


Saint-Denis : le Hanul, l’attente d’un avenir

Avant de reprendre le train pour Bruxelles, M. Jarab a visité le site dit « terrain Voltaire » où sont installés les hommes et les femmes qui occupaient jusqu’en 2010 le quartier du « Hanul ».
L’expulsion du Hanul à l’été 2010 a marqué la première opération très spectaculaire et très médiatisée de la séquence politico-médiatique, dite l’ « expulsion des Rroms par Nicolas Sarkozy », qui avait immédiatement succédé au Discours de Grenoble. Opération hypocrite et indigne contre laquelle l’ensemble de la classe politique de gauche s’était entièrement levée de concert avec la Commissaire aux  Droits de l’Homme de la Commission Européenne, Viviane Reding, les instances du Vatican, et déjà l'ONU (Le Comité contre la Discrimination Raciale – CERD).

Dans ce contexte, La Voix des Rroms était parvenue à convaincre les autorités locales, opposées à la politique du gouvernement d’exprimer par les faits et pour l’exemple cette opposition en protégeant les hommes, les femmes et les enfants du Hanul, de la rue. Un terrain fût alors mis à disposition par la mairie, puis un second, puis un troisième, ce dernier fourni par l’Etat grâce à l’action de la ville de Saint-Denis et de la Communauté « Plaine Commune ».
Trois ans après, ce projet est en suspens, les hommes et les femmes vivent cependant protégés des expulsions.

Jan Jarab a remarqué qu’ « il semble qu’il y avait là la base pour construire un travail social et politique nouveau, visant une vraie insertion dans la société, dans les emplois normales, le logement normal». 

Ne manque pour cela qu’un nombre de forces vives elles-mêmes dégagées des préjugés et des vielles méthodes qui ont jusqu’ici conduit les actions politiques les moins mal intentionnées, ainsi qu’une véritable volonté politique, c’est-à-dire du courage.


Conclusion :

Le 27 septembre dernier, Jan Jarab était de retour à Paris, pour participer, à l’Assemblée Nationale, à une journée organisée par la DIHAL et le préfet Alain Regnier, en présence du Défenseur des Droits Dominique Baudis. Cette journée visait à faire « le bilan de l’application de la circulaire du 26 Août 2012, concernant l’accompagnement de l’évacuation des campements illicites ».

Dans son discours pendant la journée, M. Jarab faisait remarquer alors qu’il est « inacceptable de dire que les Roms ne sont pas capables de l’intégration, quand on ne les a pas donné une vrai opportunité de s’intégrer. Je ne pense pas que les Roms préfèrent vivre dans un bidonville et collectionner les déchets s’ils ont l’opportunité d’avoir un logement normal et un travail normal.”

A la fin de cette journée qui rassemblait acteurs institutionnels et membres de la société civile, tous ont pu constater l’absence de résultat quant à l’action entreprise à l’initiative du premier ministre Jean-Marc Ayrault. La situation sur le terrain s'aggrave du fait de la politique d’évacuations de masse conduite par le ministre de l’Intérieur dans le plus grand mépris de la circulaire qu’il a aussi signée et dans le mépris de ses collègues du gouvernement et de son supérieur hiérarchique immédiat M. Jean Marc Ayrault.
Cette journée du 27 septembre s’est tenue par ailleurs dans un contexte d’une nouvelle poussée hystérique  d’antitziganisme au sein de la classe politique, largement provoquée par le Ministre de l’Intérieur, entretenue et excitée par l’ensemble des médias de masse, et diffusée ainsi, à la façon d’un poison dans l’ensemble de l’imaginaire public.
Que l’instrumentalisation du racisme antitzigane par la classe politique affaiblisse ou renforce les partis d’extrême droite  n’est pas une question.

L’instrumentalisation du racisme dégrade l’ensemble de la société française en faisant croître en son sein l’ignorance et la haine. L’instrumentalisation du racisme éloigne ceux qui gouvernent de leur mission fondamentale qui est, dans une période de difficultés économiques et sociales, de maintenir la cohésion entre tous et d’assurer à chacun les droits humains fondamentaux que sont l’accès au logement, à l’éducation des enfants, au travail, et à la santé pour tous.


La Voix des Rroms attend du système international de protection des droits de l’Homme une  pression constante, suivant ses moyens, en direction de la classe dirigeante de la République Française, afin que cesse dans les plus brefs délais le mécanisme d’exclusion radicale, d’un groupe racialement caractérisé, de la sphère des droits humains sur le territoire de France.

Dans les prochains jours, La Voix des Rroms entend donc saisir le Rapporteur Spécial de l’ONU pour les formes contemporaines du racisme, en lui demandant de faire un appel urgent envers la France.

La classe dirigeante française doit  se ressaisir et s’occuper de sa mission fondamentale : intégrer chacun aux droits humains universels, quelle que soit sa race, sa religion ou son genre. 

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mercredi 29 mai 2013

Les effets pervers de la circulaire du 26 août 2012

Environ 200 Rroms ont été expulsés hier matin à Saint-Denis, Porte de Paris. Dans la soirée, après une manifestation devant la sous-préfecture et la mairie, la préfecture du département a dit pouvoir répondre par des hébergements à l'hôtel pour seulement 3 familles et deux adultes malades.

Une circulaire du 26 août 2012 "relative à l'anticipation et à l'accompagnement des opérations d'évacuation des campements illicites" invite les préfectures à mener des diagnostics sociaux afin de répondre globalement à chaque situation lorsqu'un bidonville est expulsé, et ceci le plus en amont possible. En pratique, et c'est confirmé une fois de plus ici, la fameuse "réponse" consiste en un hébergement à l'hôtel pour quelques nuits. Pour ce groupe de familles expulsées hier, la préfecture dit qu'un tel hébergement a été proposé pendant le diagnostic social, réalisé par GIP (groupement d'intérêt publique) Habitat il y a quelques semaines, mais que personne n'avait demandé un tel hébergement. Et pour cause, pourquoi demander aller à un hôtel dont on ne sait pas où il se situe, mais dont on sait pertinemment qu'il sera loin, qu'on ne pourra pas y cuisiner, qu'il faudra prendre ses repères autour et qu'on n'y restera pas plus que quelques nuits, lorsqu'on est dans la baraque qu'on a construit soi même dans une ville qu'on connaît et où on se sent chez soi? 

Cet événement, comme d'autres, pose la question de la circulaire du 26 août 2012 "relative à l'anticipation et à l'accompagnement des opérations d'évacuation des campements illicites". A quoi sert-elle en réalité? 

D'abord, elle a servi à rassurer la Commission européenne, qui avait mis encore sous surveillance la France lorsque, l'été dernier M. Valls a déclaré vouloir poursuivre le "démantèlement des campements illicites", terminologie créée par Brice Hortefeux en 2010. Avec cette circulaire, assez vague, le gouvernement français montre à la Commission européenne que sa politique respecte la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La Commission européenne sera-t-elle dupe?

Ensuite, la circulaire permet de continuer la politique menée depuis longtemps en la matière. Cette politique combine démagogie tsiganophobe et gaspillage de l'argent public. Depuis plus d'un an, le ministre de l'intérieur Manuel Valls persiste à créer des tensions en répétant à l'envi que les riverains de ces "campements illicites", qui se situent dans des "quartiers populaires" sont "exaspérés" et "excédés". Il cite en exemple de cette exaspération des incendies dont précisément, la police n'a jamais pu établir la cause. Dans les rues, dans les magasins, partout, le rejet raciste des Rroms est de plus en plus palpable, nourri par ce type de discours.

En plus du racisme qui la sous-tend et qu'en même temps elle suscite, cette politique est désastreuse financièrement parlant. M. Valls se vante d'avoir supprimé l'"aide au retour humanitaire", qui avait selon lui "des effets pervers" et qui en fait était perverse dans les raisons qui ont mené à sa création. Il ne faut en effet pas oublier que les premiers "demandeurs" de cette aide signaient la demande dans des autocars affrétés par l'Etat pour partir vers Bucarest, sous la menace de passer quelques jours ou semaines en centre de rétention et d'être expulsés en avion sans les 300 euros proposés. Autre gouvernement, autre temps, autre méthodes: Il faut consommer en France et français avant tout! 

Avant, les 300 Euros étaient dépensés en Roumanie, y compris les 100 dédiés au retour en France en autocar. Désormais, l'argent français est bien dépensé en France. Il va aux caisses des opérateurs de l'Etat chargés de faire les diagnostics sociaux et aux hôteliers qui hébergeront quelques nuits quelques Rroms expulsés de leurs habitations. 
Dans le département de al Seine-Saint-Denis (93), l'un des moins chers, le tarif pratiqué par les hôteliers pour l'hébergement d'urgence est de 37 euros par personne et par nuit, soit bien plus cher que le prix pratiqué en temps normal, et fixé par chambre, pas par personne. L'hébergement à l'hôtel est une mise à l'abri, toujours provisoire. Généralement, il est maintenu pour 2-3 nuits. 

La France devrait avoir honte de ceux qui la dirigent. Marianne, si elle était en chair et en os, serait la femme la plus malmenée de France et de Navarre, et même au-delà. Et ce n'est certainement pas les Rroms qui sont responsables. Ils ne sont qu'une carte avec laquelle les autorités et leurs alliés jouent un sale jeu de poker, où les enjeux sont complètement étrangers aux Rroms.  Il y a d'autres cartes dans ce sale jeu: les mal-logés, les chômeurs, les sans-papiers... le jour où ces cartes deviendront des joueurs, ils pourront casser le jeu et construire le vivre ensemble.




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vendredi 11 janvier 2013

Rroms de Saint-Denis : pas d'expulsion sans relogement


Nous avons été informés de l'expulsion imminente de certains des bidonvilles Rroms installés Porte de Paris à Saint-Denis. Les familles présentes sur ces terrains ont déjà été expulsées au cours de l'année précédente de plusieurs villes de Seine-Saint-Denis (Stains, Bobigny, La Courneuve...). Certains enfants sont d'ailleurs encore scolarisés à Stains... Comment poursuivront-ils leur scolarité, s'ils sont expulsés encore plus loin?

Ces décisions d'expulsion font suite à une rencontre entre la mairie de Saint-Denis, les propriétaires des terrains et la préfecture fin décembre. Didier Paillard, Maire de Saint-Denis, avait publié une tribune le 15 décembre, demandant à l’État de prendre ses responsabilités, de procéder à l''expulsion des terrains (considérés comme dangereux à cause de leur proximité avec l'autoroute) et au relogement dans le patrimoine immobilier de l’État. Cependant, comme d'habitude, si les demandes d'expulsion ont bien été entendues et commencent à être mises en œuvre, la procédure de relogement ne semble pas d'actualité. A notre connaissance, aucune mesure de diagnostic social, d'accompagnement des familles et de recherche de solutions alternatives de relogement n'a été engagée, et ce malgré les préconisations de la circulaire du 26 août 2012. Seul un diagnostic social pilote,  mené de manière indépendante par les associations La voix des Rroms et Rromeurope est en cours. Nous regrettons que la Mairie de Saint-Denis ait demandé aux propriétaires et au préfet la mise en place des procédures d'expulsion, en sachant qu'aucune solution ne serait proposée aux familles. 
La dangerosité de ces terrains (proches de l'autoroute) n'est réelle que pour une infime partie des constructions, situées sur le terre plein central. Elle ne constitue en aucun cas une raison valable pour expulser les familles, les jeter à la rue sans solution de relogement durable, et détruire leurs baraques et leurs biens à coup de bulldozers, comme c'est malheureusement la coutume lors de chaque expulsion. Les familles seront encore plus en danger à la rue en plein hiver, et à nouveau à la recherche d'un emplacement où s'installer, peut-être à côté d'un autre tronçon d'autoroute... dont elles seront expulsées dans quelques mois etc...

Nous demandons au préfet la suspension des décisions d'expulsion tant que des propositions de relogement durable ne sont pas formulées. Nous souhaitons dans les plus brefs délais l'organisation d'une réunion en préfecture en présence du préfet, d'un représentant de la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement, de la municipalité, de représentants des familles et des associations de soutien.

Premiers signataires : Réseau 1427, Plateforme 93 de soutien aux Rroms vivant en bidonvilles, LDH 93, MRAP 93, association Rromeurope, La voix des Rroms, Registre des Citoyens du monde Paris 13, Cabinet Cousin, NPA Saint-Denis, Alternative Libertaire Saint-Denis, UL Solidaires Saint-Denis, Gauche Anticapitaliste Saint-Denis, Les socialistes de gauche, RESF Saint-Denis...



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lundi 12 juillet 2010

Soirée de soutien aux expulsés du Hanul

MERCREDI 14 JUILLET
à 20 h
au 6B

soirée de soutien aux familles expulsées du Hanul 
Concert de musiques et danses gitanes
Numéros de cirque
Exposition photo

ADRESSE: 6b, quai de seine 93200 Saint-Denis
ACCES: RER D arrêt Saint-Denis

Entrée à prix libre
Boissons et restauration à prix de soutien
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L'efficacité des villages d'insertion pour Rroms

On vous l'avait dit... Et quelle tristesse que de voir qu'on avait raison! Le Hanul, quartier de Saint-Denis qui existe depuis 10 ans, qui faisait l'objet d'une convention avec la mairie depuis 7 ans, a été rasé. Ses habitants et leurs amis ont été éjectés de force par les CRS le mardi 6 juillet 2010. Le Hanul était cité en exemple dans le rapport du Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe en 2003. Il sera très vraisemblablement cité encore en exemple par cette instance et d'autres, mais désormais certainement pas en tant que bonne pratique.

Retournés vers la mairie suite à cette expulsion, les anciens habitants du Hanul se sont trouvés devant le mur de la bureaucratie froide. La chaleur humaine des contacts précédents avec la municipalité (M. le maire connaît personnellement les expulsés, chez qui il allait comme ami), n'est plus de mise. La mairie a refusé d'ouvrir un local pour accueillir les expulsés, parmi lesquels deux enfants atteints d'un cancer. Saint-Denis et ses élus font beaucoup pour les Rroms! La preuve, les maires de Plaine commune ont fait une conférence de presse le 8 avril dernier, et M. Braouezec, député et président de Plaine commune, a interpellé le gouvernement. Mais surtout, Saint-Denis dispose d'un VILLAGE D'INSERTION! Cela équivaut donc à une carte blanche pour jeter ou laisser dans la rue les Rroms que les gestionnaires de la misère n'ont pas inscrits sur leurs listes sinistres de "matière première prise en charge". La chasse pouvait donc commencer, et elle est bien en route. La police chasse les familles de partout. Posés devant la Basilique de St-Denis avec des tentes jeudi 8 juillet, espérant une réouverture de dialogue avec la mairie, les expulsés ont vu confirmée une fois de plus la position de celle-ci: à la demande de la mairie, une centaine de CRS et autres policiers intervenait vers 23 heures. Ils ont embarqué 24 personnes venues en soutien des expulsés du Hanul:


Selon des militants dyonisiens, c'était la première fois que des arrestations de ce type avaient lieu dans leur ville. L'impressionnante démonstration de force pour réprimer un camp de réfugiés à Saint-Denis n'est pas uniquement liée à l'expulsion du Hanul. Quoi qu'il en soit, voilà un effet de la mise en place de ces camps de réclusion par l'étrange alliance "mairie de gauche - Etat de droite - gestionnaire de la misère humaine". Un effet dont nous nous doutions et que nous avons désormais devant les yeux: l'alternative est réduite: mise en réclusion dans un camp joliment appelé "village d'insertion" dans lequel 75% du budget est affecté au contrôle et à la surveillance, ou bien mise en ligne de mire d'une politique répressive de tous les instants. Même le choix entre ces deux types d'anéantissement de la liberté ne revient aux cibles, puisque ce ne sont pas les Rroms qui décident, mais les gestionnaires des villages d'insertion. Aujourd'hui, ce sont les Rroms roumains et bulgares, pour lesquels la précarité systémique a été bien planifiée et structurée par les décideurs de tous niveaux, toutes couleurs et tous bords. Demain... 


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mercredi 7 juillet 2010

Les Rroms trahis par la mairie de Saint-Denis

Après l’expulsion violente hier matin, les Rroms du Hanul se sont dirigés vers la mairie de Saint-Denis. Suivis à chaque pas par la police, ils y sont arrivés quelques minutes avant l’heure d’ouverture. Cependant, les portes de la mairie sont restées fermées. Un messager a indiqué aux expulsés que le directeur du cabinet du maire recevrait une délégation. Renata et Denisa, deux fillettes nées au Hanul et enregistrées à l’état civil de St-Denis, faisaient partie de la délégation. 

Après un exposé d’environ 20 minutes où Mme. Haye, adjointe au maire, a mis en valeur l’engagement politique de la ville en faveur des Rroms, Denisa a pu poser la première question : « où allons-nous dormir ce soir ? ». En guise de réponse, la petite fille de 9 ans a pu apprécier un second exposé sur le même thème, cette fois-ci par M. Proult, lui-aussi adjoint au maire. 

Les deux élus ont maintenu tout au long de l’entretien que la ville n’avait pas de locaux pour un hébergement d’urgence, mais qu’elle faisait beaucoup d’efforts pour les Rroms, notamment avec un « village d’insertion » et avec un discours en faveur de l’ouverture du marché de l’emploi aux Roumains. En effet, M. Braouezec, anciennement député-maire et actuellement président de la Communauté d’agglomération Plaine Commune a posé une question au gouvernement en ce sens il y a quelques jours. Toujours est-il que la ville est contre la pérennisation des bidonvilles et qu’elle a refusé d’ouvrir un gymnase ou un autre local pour héberger en urgence les familles expulsées. Elle se congratule cependant de l’obtention d’une table ronde régionale au mois de septembre au sujet des Rroms qui vivent dans des campements. 


En ce qui concerne l’urgence pour ces familles, la seule proposition de la ville était de se joindre à une demande d’entretien avec la préfecture de la région. Or, comme les solutions éventuellement envisagées dans ce cadre correspondent à quelques nuitées d’hôtel, la proposition n’a pas été jugée sérieuse par les expulsés, et même contradictoire avec les objectifs à long terme affichés, notamment celui de l’ouverture du marché de travail, qui reste de la compétence de l’Etat. Aussi, un membre de la délégation a jugé l’attitude de la ville comme une trahison : « votre soutien n’a été qu’une mise en scène politique, pour faire semblant d’aider les pauvres en bons communistes, mais finalement vous nous jetez dans la rue comme des chiens, comme pendant la seconde guerre mondiale », - a dit M. Boti, ancien habitant du Hanul. Des employés de la Plaine Commune, dirigée par M. Braouezec, accompagnaient les CRS pendant l’expulsion.




Une fois de plus, comme souvent dans leur histoire européenne de 600 ans, les Rroms ont du se débrouiller par eux-mêmes, aidés par quelques dyonisiens, notamment des artistes, qui détenteurs de l’esprit de solidarité de leur ville.

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dimanche 4 juillet 2010

Appel à soutien - Hanul

Suite aux menaces d'expulsion du quartier du Hanul à Saint-Denis (voire le message ci-dessous), des permanences se mettent en place. Tous ceux qui désirent soutenir les Rroms qui y habitent peuvent s'y rendre pour les rencontrer. Il s'agit d'organiser des permanences de soutiens sur le terrain, avec des relais, afin de limiter les risques d'une expulsion sans aucun fondement. Possibilité de dormir, de manger et de boire sur place, et d'organiser une résistance pacifique et même... festive!



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lundi 24 mai 2010

Insurrection en fête

DEUXIEME EDITION de cette fête les 17 et 18 mai 2014, à l'occasion du 70ème anniversaire du soulèvement. Toutes les informations sur le site dédié

La fête de l'insurrection gitane le 16 mai 2010 à Saint-Denis a accueilli plus d'un millier de personnes.

(Un grand remerciement à Daniel Maunoury, pour la mise à disposition des photos)

 Ce n'était évidemment pas un simple concert ou festival... Quel plaisir d'entendre Raymond Gurême, survivant des camps, témoigner! Sans larmes, sans plaintes, juste avec la force qui ne l'a pas abandonné à 85 ans. Ce fuyard qui s'est échappé à plusieurs reprises des camps, qui entrait régulièrement la nuit pour apporter de la nourriture à sa famille qui y restait, nous a dit: "il ne faut jamais baisser les bras!". Promis Raymond, on ne les baissera jamais!


Et, première preuve de notre engagement, Aline qui chante pour la première fois en scène la chanson que tes soeurs avaient écrite pour toi et qu'elles chantaient au camp de Linas-Montlhéry, dont voici le texte:

-->
Le gamin du camp d’internement

Ce qu'aucun homme n’a pu faire
Un gamin de quinze ans l’a montré
Que ça n’était pas une affaire 
De se sauver tout étant enchaîné
-->
C’était pour une bagatelle
Qu’ils l’avaient mis au cagibi
Mais sa colère en était telle
Que le soir il est parti
Parti de Linas Montléry

Les gendarmes se mirent à ses trousses
Mais ils n’ont pas pu le rattraper
Ils sont revenus tous bredouilles
Le chef avait l’air d’une andouille
Et si Dieu le veut bien
C’est pas aujourd’hui ni demain
Que nous reverrons notre frangin



Après ça, a-t-on le droit de laisser tomber, de baisser les bras? Évidemment NON! Notre insurrection se poursuit Raymond, par la parole, par l'amour, par le sourire, par l'échange, par la fête! On ne permettra à personne de nous empêcher de vivre!



samedi 24 avril 2010

La Plaine commune - conférence de presse sur les Rroms





A cette conférence de presse, nous avons distribué un tract d'information dont voici le contenu:


A votre gauche, le village d’insertion...
... et à votre droite, la campagne d’expulsion

Voilà à quoi se résume la politique française sur les quelques 10.000 Rroms ressortissants de Roumanie et de Bulgarie qui vivent en France dans une situation précaire. Les expulsions, c’est une réalité à maintes reprises relatée dans les médias et donc, assez connue. Les « villages d’insertion », point d’honneur, voire d’orgueil pour quelques élus dits de gauche, c’est moins connu. Alors voilà ce que sont ces « villages », en quelques lignes :

-          Des camps de réclusion pour 10% des Rroms dans un emplacement donné, les 90% restants retrouvant le chemin des expulsions à répétition
-          Les « pris en charge » ne bénéficient d’aucun droit : ni de travailler, ni d’obtenir des aides sociales (CAF comprise)
-          Ils sont tenus de payer une contribution de 50 euros minimum par mois, en absence de ressources légalement déclarées
-          Plus de trois ans après l’implantation du premier « village d’insertion pour Roms » à Aubervilliers, aucune évaluation n’a été faite et les résultats semblent être les grands absents.
-          Dans l’opacité extrême qui entoure ces projets menés dans le cadre de MOUS (maitrise d’œuvre urbaine et sociale), une information inquiétante a fait surface : 75% de leur budget est consacré à la surveillance et au gardiennage. Pour comparaison, la part surveillance et gardiennage dans le budget des prisons n’a été que de 35,9% en 2009, soit plus de deux fois inférieure !

Alors, ces « villages d’insertion » sont-ils une alternative à la politique aveugle des expulsions ? Non, elle est plutôt la canne blanche qui permet à cette politique aveugle d’avancer.


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